• Polysomnographie (PSG)

    • Le diagnostic définitif permettant d’établir la présence d’apnée du sommeil repose sur l’évaluation clinique lors d’un test du sommeil et d’une polysomnographie (PSG). Ce test standardisé est reproductible et validé en recherche et cliniquement et est la méthode de référence pour diagnostiquer l’apnée du sommeil. (2)Laboratoire du sommeil ploysomnographie
    • La polysomnographie nocturne est l’examen le plus complet et demeure celui de choix pour évaluer les troubles respiratoires du sommeil. Ceci requiert cependant un technicien, doit être fait dans un laboratoire ou une clinique spécialisée dans l’évaluation du sommeil à l’aide d’un appareillage lourd.
    • La PSG consiste en une nuit d’enregistrements de différents paramètres pendant une durée d’au moins 6 heures.
    • Ce test complet permet de diagnostiquer plusieurs types de troubles du sommeil, dont le syndrome d »apnée (obstructive) du sommeil (SAOS), le syndrome des jambes sans repos et la narcolepsie.
    • Des électrodes placées sur la tête, le visage, la poitrine et les jambes permettent d’évaluer plusieurs paramètres neurophysiologiques et respiratoires tels que :
      • la respiration (rythme respiratoire, analyse des sons trachéaux),
      • la mesure du débit aérien oro-nasal,
      • la mesure du CO2 expiré,
      • la saturation sanguine en oxygène,
      • le ronflement,
      • la fréquence cardiaque (ECG).

    On peut aussi y mesurer :

    Examen médical ploysomnographique pour trouble respiratoire du sommeil

    • la position et les mouvements du dormeur,
    • les mouvements oculaires (EOG – électro-occulographie),
    • le sommeil; les différents stades de sommeil et la durée totale des périodes d’éveil et le nombre de micro-éveils,
    • l’activité cérébrale (EEG – électroencéphalogramme),
    • l’activité musculaire des jambes et du menton à l’aide d’un électromyogramme (EMG).
    • La littérature médicale s’est basée sur la polysomnographie pour l’élaboration de diagnostics, l’évaluation des complications, la prise de décision de traiter et le choix des approches thérapeutiques.(2)
    • La PSG permet également de confirmer l’efficacité des approches thérapeutiques comme;

    Un oxymètre placé au bout d’un doigt permet de d’évaluer les variations du taux d’oxygène dans le sang qui se produisent pendant les épisodes d’apnées du sommeil et autres problèmes respiratoires.

    Un test du sommeil est essentiel pour confirmer un diagnostic. La polysomnographie permet de planifier le traitement en fonction du diagnostic et de suivre l’évolution ou la régression du trouble identifié. Elle permet aussi, lorsqu’elle est répétée après le début d’une thérapie, de vérifier l’efficacité du traitement en comparant les nouvelles valeurs à celles obtenues avant le début du traitement.

    Il existe aussi des systèmes portables qui permettent d’effectuer des tests plus simples pouvant être faits à domicile et aider à confirmer une suspicion de trouble respiratoire du sommeil comme le SAHS (syndrome d’apnées-hypopnées du sommeil). La polygraphie respiratoire et l’oxymétrie nocturne sont de tels tests.

     

    Polygraphie cardiorespiratoire du sommeil (PCRS)

    Appareil Embletta pour test du sommeil.

    • Il existe une version plus simple de test du sommeil qui mesure moins de signaux appelée une polygraphie cardiorespiratoire.
    • Cette polysomnographie simplifiée n’évalue pas les paramètres physiologiques, et sert principalement explorer les troubles respiratoires du sommeil. Ce n,est pas un test de dépistage mais un test diagnostique simplifié.
      • Elle ne permet pas de distinguer entre l’apnée obstructive du sommeil et l’apnée centrale du sommeil.
      • Elle ne permet pas de diagnostiquer d’autres troubles reliés au sommeil comme les mouvements des membres inférieurs, l’apnée centrale du sommeil, les troubles du comportement en sommeil paradoxal, etc. De plus, l’insomnie peut interférer avec les résultats. (2)
    • À l’aide de différents récepteurs ce test permet de mesurer et d’enregistrer, sans s’y limiter :
      • La saturation d’oxygène et fréquence cardiaque;
      • Le débit respiratoire;
      • L’effort thoracique;
      • L’effort abdominal;
      • La position du corps.
    • Un appareil utilisé fréquemment par les laboratoires et cliniques du sommeil est l’appareil Embletta™,  qui est un polygraphe ambulatoire sous  forme d’un petit appareil portatif de la grosseur d’un iPod.
    • Ce test ne doit pas être considéré comme un test de dépistage. Il n’est pas indiquée si une AOS légère est suspectée et est peu validée chez les personnes âgées, la femme et les patients minces et les enfants. Il peut être utilisé pour confirmer la présence d’AOS chez des personnes présentant un contexte clinique approprié et ayant une probabilité élevée ou modérée d’AOS.  La méthode de référence par excellence demeure toujours la polysomnographie  (PSG). (2)
    • À noter que la PCRS ne peut remplacer une évaluation médicale complète et que des résultats positifs, sans évaluation médicale, ne permettront pas d’établir un diagnostic d’apnée obstructive du sommeil. (2)

    L’oxymétrie nocturne (saturométrie nocturne)

    oxymètre de pouls mesurant la saturation d'oxygène du sang.

    • Plusieurs maladies, comme la broncho-pneumopathie chronique obstructive, l’insuffisance cardiaque décompensée et le syndrome d’apnées-hypopnées du sommeil (SAHS) peuvent occasionnent des désaturations nocturnes en oxygène. (1)
    • Une oxymétrie de pouls nocturne utilise un appareil simple placé sur le bout d’un doigt et qui permet d’évaluer la saturation fonctionnelle d’oxygène du sang par une mesure optique indolore. La mesure de la saturation en oxygène du sang indique le pourcentage de l’hémoglobine porteuse d’oxygène dans le sang.
    • L’appareil est porté pendant une nuit et les données sont enregistrées dans l’appareil afin d’être interprétées informatiquement par la suite.
    • Ceci permet un dépistage facile qui peut mener, selon les résultats obtenus, à une évaluation plus complète si nécessaire.

    Tests de dépistage?

    À noter que, selon Collège des médecins du Québec (2), on ne peut référer à des « tests de dépistage » pour l’apnée du sommeil en parlant de la polygraphie cardiorespiratoire du sommeil (PCRS), de l’oxymétrie ou de l’échelle de somnolence d’Epworth.

    • La polygraphie cardiorespiratoire du sommeil et un test diagnostique simplifié pouvant être fait à domicile,
    • l’échelle de somnolence d’Epworth ne fait que quantifier la somnolence subjective (interprétée par le patient) qu’elle soit associée ou pas à un trouble du sommeil et,
    • l’oxymétrie, bien que permettant de mesurer la saturation en oxygène du sang, n’est pas un bon test de dépistage car elle n’est pas assez sensible.

    Seule une polysomnographie (PSG) peut être considérée comme un vrai test de dépistage et demeure la méthode de référence comme épreuve diagnostique pour confirmer ou infirmer la présence d’apnée du sommeil. Ce test doit être fait dans un laboratoire du sommeil.

    Index d’apnées-hypopnées (IAH)

    La polysomnographie permettra de quantifier les évènements respiratoires par heure et d’établir un index d’apnées-hypopnées (IAH).

    • L’apnée est définie comme étant une interruption complète de la respiration ou du débit aérien naso-buccal pendant 10 secondes ou plus.
    • L’hypopnée est une interruption partielle (réduction de 30% du débit aérien). Elle correspond une diminution de la saturation sanguine en oxygène d’au moins 3-4% sur une polysomnographie mais il n’existe pas de consensus sur la durée de cet évènement. Cependant, plusieurs acceptent une durée de 10 secondes comme référence pour l’hypopnée, tout comme pour l’apnée.

    Note : Présentement, il n’existe pas de consensus parmi les spécialistes des troubles respiratoires du sommeil concernant la définition de l’hypopnée. Elle a été définie comme étant un évènement respiratoire anormal d’une durée minimale de 10 secondes causant  une réduction d’au moins 30 % du débit respiratoire ou des mouvements thoraco-abdominaux, par rapport à une valeur de base, et qui s’accompagne d’une désaturation en oxygène sanguin d’au moins 4 %. (5)

    Oxygène sanguin

    • Une personne respirant normalement aura une saturation en oxygène de 96 à 98 %. Une valeur inférieure  à 95 %, occasionnera une hypoxémie.
    • Une valeur approximative (moins précise) de la saturation en oxygène peut être obtenue à l’aide d’un oxymètre de pouls qui mesure la saturation à l’aide d’un petit appareil placé au bout d’un doigt. Des valeurs entre 95% et 100% sont alors considérées normales tandis que moins de 90% est considéré comme bas. (www.mayoclinic.com)

    Le seuil du diagnostic de l’IAH est controversé mais les pneumologues s’entendent qu’un IAH :

    • de plus de 15 évènements/heure est signe de présence de la maladie,
    • de plus de 30/hre devrait nécessiter un essai de traitement (CPAP – titration), peu importe les symptômes manifestés par le patient,
    • inférieur à 30/hre; l’essai de traitement devrait se faire chez les personnes présentant des symptômes,
    • entre 0 et 5 est considéré normal.

    Rapport de laboratoire pour un test du sommeil

    Les laboratoires privés ou associés à un hôpital ou un CLSC font interpréter les résultats du test du sommeil par un pneumologue.

    Les rapports qui sont produits utilisent généralement les  critères d’évènements respiratoires suivants :

    • Épisode d’une durée d’au moins 10 secondes avec :
      • une diminution du débit ou de l’amplitude respiratoire :
        • ≥90% (apnée),
        • ≥50% ou + (hypopnée),
      • ou associé à une chute de ≥4% de la saturation en oxygène,
      • ou la présence d’un micro-éveil (mesuré par EEG (électro-encéphalogramme) ou autonomique (augmentation du pouls de ?5 bpm ou battements par minute)),
      • HRVAS (haute résistance des voies respiratoires supérieures); ceci indique augmentation de l’effort respiratoire (limitation inspiratoire du débit) sans diminution significative et dont la normalisation est associée  à la présence d’un micro-éveil EEG ou anatomique (augmentation du pouls de 5 bpm).

     

    Classes de sévérité de l’apnée obstructive du sommeil

    L’American Society of Anesthesiologists (ASA) et l’American Academy of Sleep Medecine (AASM) ont établi des critères basés sur le nombre d’évènements d’apnées et hypopnées (IAH) décrivant la sévérité de l’apnée obstructive du sommeil. Le tableau suivant indique le nombre d’épisodes d’apnée et d’hypopnées par heure.

    Source ASA AASM
    Léger 6-20 IAH 5-15 IAH
    Modéré 21-41 IAH 16-30 IAH
    Sévère < 40 IAH < 30 IAH

    Un IAH  entre 0 et 5 est considéré normal.

    Exemple de graphiques obtenus lors d’une polysomnographie quantifiant tous les paramètres décrits précédemment en fonction du temps pendant la nuit de test.

    Test du sommeil, polysmonographie (PSG)

     

    Comment passer une polysomnographie ou un test du sommeil?

    • Une ordonnance ou prescription médicale est nécessaire pour passer un test du sommeil et envisager un CPAP ou une orthèse d'avancée mandibulaire Une prescription ou ordonnance médicale  est nécessaire pour passer une polysomnographie. Elle peut être rédigée par votre médecin de famille, un pneumologue, ORL, etc.  Certains dentistes, orthodontiste et autres spécialistes dentaires peuvent aussi rédiger une telle ordonnance.
    • Cet examen qui permettra d’identifier des anomalies du sommeil de type respiratoire (principalement des apnées ou hypopnées du sommeil) nécessite d’enregistrer certains paramètre pendant une nuit de sommeil (au moins 6 heures).
    • Le test peut être fait à l’hôpital, dans certaines cliniques privées ou de façon ambulatoire à votre domicile pour les tests plus simples (polygraphies).
    • Au Québec :
      • Les tests faits en milieu hospitalier sont couverts par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) mais les périodes d’attentes peuvent être très longues, parfois plus d’une année selon les endroits. Le degré d’urgence sera déterminé par le médecin, pneumologue, etc.
      • À Sherbrooke, les polysomnographies complètes en laboratoire sont faites au CHUS Hôtel-Dieu.
      • Les tests à domicile peuvent être administrés par l’entremise du CLSC d’appartenance du patient (attente de 3 à 6 mois selon l’établissement, couvert par la RAMQ).ramq quebec assurance maladie
    • Le délai dans les cliniques privées est très court (quelques jours ou semaines) mais ces tests ne sont pas couverts par la RAMQ. Ils  sont cependant par plusieurs assurances médicales privées et le coût est remboursé à ± 80% et parfois complètement.
    • Le coût pour une  polygraphie respiratoire ambulatoire (à domicile) est approximativement 500$ tandis que celui d’une polysomnographie complète en laboratoire est de 1500$ (peut varier selon les cliniques).
    • Peu importe où est fait le test du sommeil, les résultats seront interprétés par un pneumologue et acheminés au médecin ou dentiste ayant rédigé l’ordonnance avec des recommandations (utilisation d’un CPAP, d’une orthèse d’avancement mandibulaire, etc.).

    Faut-il une prescription médicale (ordonnance) pour utiliser une orthèse d’avancement mandibulaire?

    OUI…   cela nécessite un diagnostic médical posé par un médecin.

    Pour en savoir plus sur le traitement de l’apnée du sommeil et l’utilisation d’une orthèse d’avancement mandibulaire.

     

     


    Références :
    santesommeil.com, Laboratoire Médical Biron, – www.mayoclinic.com
    (1) Rev Med Suisse 2009;5:1890-1894 – Oxymétrie nocturne au cabinet du médecin de premier recours.

    (2) Apnée  obstructive du sommeil et autres troubles respiratoires du sommeil, Guide d’exercice du Collège des médecins du Québec. Mars 2014
    (5)  Directives de la Société canadienne de thoracologie : Diagnostic et traitement des troubles respiratoires du sommeil de l’adulte. Can Respir J Vol 14 No 1 January/February 2007

Commentaires et/ou questions (11)

  • Sylvain dit :

    Comment sait-on qu’on fait de l’apnée du sommeil? Je me demande comment les personnes arrivent à s’endormir avec tous ces électrodes collés à son visage. Néanmoins, je pense que ce test est énormément utile car on pense toujours être en bonne santé alors que souvent il y a des maladies enfouies en nous, comme l’apnée du sommeil par exemple.

    • Alain Larouche dit :

      Deux situations sont possibles:

      1- Pour une personne qui dort généralement seule, un premier indice est si la personne constate que son sommeil n’est vraiment plus aussi réparateur qu’avant: par exemple, si après une nuit de durée normale de « sommeil » (genre 7-8 heures), elle se réveille très fatiguée, même plus fatiguée que la veille au soir, et si elle constate que cela dure depuis un certain temps, c’est une assez bonne indication que cette personne fait probablement de l’apnée du sommeil…

      2- C’est beaucoup plus facile d’en être informé par quelqu’un avec qui on dort, car cette autre personne peut en être témoin. Quand quelqu’un arrête de respirer dans son sommeil, cela ne fait pas de bruit immédiatement, mais quand le cerveau constate une baisse marquée et durable d’oxygène dans le sang, il ordonne au diaphragme d’expulser l’air résiduel pour pouvoir forcer un nouvel apport d’air frais. Cela peut faire beaucoup de bruit (gros ronflement) qui réveille normalement la personne qui dort à côté de celle qui est en apnée…

      En bref, c’est beaucoup plus facile de l’apprendre par quelqu’un qui constate qu’on ronfle (beaucoup), et que cette autre personne constate (durant ces périodes de sommeil empêché pour elle…) que dans notre cas, on arrête complètement de respirer durant notre sommeil… et que quand on recommence à respirer, c’est avec beaucoup de bruit, etc…

      Dans mon cas, c’est de ces deux façons que je l’ai appris…, confirmé ensuite par une polygraphie cardio-respiratoire (qui est un test simplifié, pas équivalent à une polysomnographie. Ces deux situations peuvent être traitées (remboursées?) différemment par votre compagnie d’assurances.)

    • Amoros dit :

      Bonjour, nous sommes traiter pour de l’apnée du sommeil notre pneumologue nous a dit que ça commence souvent par des ronflements

      • Dr Jules dit :

        Il y a en effet une corrélation connue entre le ronflement et l’apnée du sommeil. Les personnes qui ronflent régulièrement et de façon chronique auraient avantage à passer un test du sommeil pour éliminer toute possibilité d’apnée du sommeil.

  • Fondation Sommeil dit :

    Je vous invite à visiter notre site Fondation Sommeil.com et éventuellement le référer à votre clientèle.

    salutations
    Jacques Clairoux

  • guerinot dit :

    il n’y a pas que Cpap et orthese
    j’opere beaucoup de patient avec disparition des symptomes: uvulovelectomie amygygdlectomie et septoplastie……
    Dr GUERINOT ORL Arpajon

    • Dr Jules dit :

      Chirurgie pour le traitement de l’apnée du sommeil?

      Non, il n’y a pas que ces modalités de traitement mais le CPAP est considéré comme le « gold standard » incontesté par la plupart des autorités en la matière (dont je ne fais pas partie…).

      Les procédures chirurgicales auxquelles vous référez ont des applications limitées et des taux de succès très variables d’après l’information que j’ai obtenue et ne sauraient remplacer CPAP et orthèses d’avancement mandibulaire dans la très grande majorité des cas d’après des pneumologues consultés.

      Pour en savoir plus :

      « What is the best sleep apnea treatment? The best sleep apnea treatment eliminates the problem with a minimum of negative side effects. For patients with severe sleep apnea and who tolerate CPAP the best treatment is often CPAP. For the majority of patients who do not tolerate or HATE CPAP (www.ihatecpap.com) oral appliances may be the best sleep apnea treatment. For patients who do not tolerate CPAP or Oral Appliances Surgery may be the best sleep apnea treatment.

      Soft palate surgery is rarely if ever the best treatment. UP# surgery or Uvulopalatopharyngealplasty has high morbidity and low effectiveness. Variations such as Pillars, Snoreplasty, Somnoplasty of soft palate or LAUP or Laser Assisted Uvuloplasty are rarely effective in treating sleep apnea.

      The best sleep apnea surgeries are usually Maxillomandibular advancement or genioglossal advancement and tongue reduction surgeries. » (1)
      ───────────────────
      (1) Chest. 2010 Oct;138(4):870-4. Epub 2010 Jul 8.
      Craniofacial changes after 2 years of nasal continuous positive airway pressure use in patients with obstructive sleep apnea.
      Tsuda H, Almeida FR, Tsuda T, Moritsuchi Y, Lowe AA.

  • chassefeyre dit :

    Intimidé par l’idée de passer un test du sommmeil

    Bonjour,
    mon mari souffre de problèmes de sommeil depuis des années, c’est une personne très anxieuse, qui n’arrive pas à relativiser, il travaille énormément (12 h par jour) et ammene généralement à la maison tous ses soucis qu’il cogitent la nuit bien sur, de plus je constate depuis quelques années qu’il ronfle doucement puis trés fort avec des arrets des ronflements trés net puis une reprise encore plus bruyante, il se réveille souvent, tourne et retourne regarde son réveil toutes les heures de 2h à 5h du matin,sachant qu’il se lève à 6h.

    Résultat à 47 ans il en parait 60 tant il est épuisé et marqué physiquement mais aussi nerveusement ( fatigue,mauvaise humeur, suceptibilité, et baisse de moral sans parler du fait qu’il s’endort dès qu’il se pose !!! Je souhaite lui faire passer une nuit dans une clinique du sommeil pour un test complet mais il pense qu’il ne pourra jamais dormir avec des électrodes partout tout en sachant qu’on l’observe!!Comment le raisonner, merci pour votre aide il est agriculteur et je pense qu’il prends trop de risque dans son travail en dormant si peu et si mal…

    • Dr Jules dit :

      Vous décrivez tous les signes « typiques » d’une personne ayant des troubles respiratoires du sommeil et il serait essentiel qu’une telle personne passe un test du sommeil ou polygraphie cardiorespiratoire du sommeil (PCRS)… mais ce n’est pas vous qu’il faut convaincre.

      Il n’est pas essentiel de passer une nuit dans un laboratoire du sommeil pour passer un test du sommeil. Il existe maintenant des petits appareils portatifs qui ne sont pas très encombrant que les patients peuvent porter à la maison pour passer un test « ambulatoire » pendant une nuit. Ils rapportent l’appareil au laboratoire où l’information recueillie pendant la nuit est analysée par un pneumologue qui peut alors poser un diagnostic. Il y a une illustration plus haut dans cette page d’un tel appareil « portatif ».

      Dans certains cas, un second test plus élaboré permettant de mesurer davantage d’éléments (comme un encéphalogramme) peut être demandé par le pneumologue suite au premier test mais le test ambulatoire est un bon moyen de dépistage initial. Les médecins peuvent diriger les patients vers des laboratoires spécialisés ou certains CLSC (au Québec) pour passer de tels tests.

  • abdobohti dit :

    Peut-on acheter un appareil pour faire un test du sommeil?

    la majorite des gens presque sur d avoir un SAS et passe l examen les resultat majoritairement positives et cet examen est couteux donc est il possible d acheter l appareil directement ??

    • Dr Jules dit :

      Un appareil pour faire des tests du sommeil de qualité (polygraphie cardiorespiratoire du sommeil (PCRS)) est très coûteux alors il n’y aurait pas vraiment d’économies à en acheter un pour faire quelques tests seulement. De plus, les résultats d’un tel tess doivent idéalement être évalués et interprétés par un pneumologue ou un médecin familier avec les troubles respiratoires du sommeil.

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